Les dangers du monoxyde de carbone.

Les épisodes de froid sont marqués par une recrudescence des intoxications au monoxyde de carbone (CO), lourdes de conséquences sur la santé et dont les médias nationaux et locaux se font largement l’écho.

Provocant plusieurs décès par an, ce gaz inodore et invisible est la première cause de mortalité par gaz toxique en France. Entre le 1er septembre 2016 et le 31 mars 2017, 1041 signalements d’intoxication accidentelle ont été déclarés sur le territoire français visant 3554 personnes dont 2295 ont été prises en charge par un service d’urgence hospitalier,  454 dirigées vers un service de médecine hyperbare et 18 sont décédées.

En Bretagne, sur cette même période, 63 affaires ont été signalées et investiguées, impliquant 145 personnes dont 125 ont été transportées vers un service d’urgence, 57 hospitalisées et 20 dirigées vers un service de médecine hyperbare.

 

Il est important de noter que depuis début juillet 2017, hors période de chauffe, 5 affaires ont été recensées dans le département.

Le monoxyde de carbone résulte plus particulièrement d’une mauvaise combustion des dispositifs fixes de production d’eau chaude et de chauffage, quelle que soit la source d’énergie utilisée (gaz, fuel, pétrole, bois…), associée le plus souvent à une insuffisance de ventilation.

Les appareils mobiles à combustion non raccordés, et notamment les chauffages d’appoint utilisés en continu, sont des dispositifs susceptibles de conduire également à des émanations importantes de ce gaz toxique.

Il en est de même de l’utilisation inappropriée, dans des espaces clos lors de travaux ou de circonstances particulières (tempêtes, inondations, coupure d’électricité…), de matériels équipés d’un moteur thermique, tels que les groupes électrogènes ou les motopompes. Ces derniers doivent impérativement être placés à l’extérieur des locaux.

Dépliant d’informations sur le monoxyde de carbone

Le maintien d’une aération permanente dans les locaux, la vérification des équipements et de leurs conditions d’installation ainsi que l’entretien des conduits d’évacuation des fumées par un professionnel qualifié au moins une fois par an demeurent les principaux gages de sécurité.

En cas de suspicion d’une intoxication au monoxyde de carbone (maux de tête, nausées, vomissements…), les consignes sont les suivantes :

– Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres ;

– Arrêter les appareils de combustion si possible ;

– Faire évacuer les lieux ;

– Appeler les secours (112, 18 ou 15) ;

– Ne réintégrer les locaux qu’après l’avis d’un professionnel.

 

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