Mortalité des abeilles

Un Observatoire des Mortalités et des Affaiblissements de l’Abeille mellifère (OMAA) vient d’être mis en place en région Bretagne dans le cadre d’une phase expérimentale qui se tiendra jusqu’au 31 juillet 2019.

ABEILLES omaa Bretagne

Les objectifs de l’OMAA sont de mieux recenser les événements de santé observés dans les ruchers de la région. Les données collectées feront l’objet d’une analyse globale permettant de caractériser l’état de santé du cheptel apicole et d’émettre des alertes en cas de recrudescence dans le temps et/ou dans l’espace de troubles anormaux. Ce dispositif devrait contribuer à la compréhension des affaiblissements et des mortalités, tant à l’échelle individuelle que collective.

Cet observatoire, financé par l’État et élaboré dans le cadre de la Plateforme nationale de surveillance épidémiologique en santé animale, permettra de simplifier et de standardiser la procédure de déclaration et de réponse fournie aux apiculteurs lorsque des événements de santé sont observés dans les ruchers. Un guichet unique régional est mis en place pour l’ensemble des troubles avec un numéro d’appel et une adresse mail uniques.

Ainsi, tout apiculteur constatant une mortalité ou un affaiblissement de ses colonies sur un de ses ruchers localisé en Bretagne (quels que soient l’événement de santé et le nombre de colonies touchées) est invité à le déclarer au guichet unique régional par téléphone, au numéro suivant : 02 44 84 68 84, ou par mail : declaration-omaa@gtv-bretagne.org.

Tout au long de l’année, un vétérinaire diplômé en « Apiculture – Pathologie apicole » réceptionne et enregistre les déclarations pour l’OMAA et répond aux apiculteurs. Il note les informations relatives au rucher concerné, consigne les signes cliniques observés par l’apiculteur et oriente la déclaration vers le réseau d’investigation adapté pour déclencher une visite du rucher.

Quel que soit l’événement de santé, une visite des colonies pourra être réalisée :

–         Pour une suspicion de maladie réglementée de première catégorie[1] ou lorsqu’un rucher est victime de mortalité massive aiguë (avec notamment suspicion d’intoxication) : une visite est conduite par/ou à la demande de la DDPP (Direction Départementale en charge de la Protection des Populations), avec éventuellement l’appui de la DRAAF (Direction Régionale de l’Agriculture de l’Alimentation et de la Forêt). Le coût de la visite, des analyses et des mesures sanitaires est pris en charge par l’État.

–          Pour les autres troubles de santé : une visite du rucher par un vétérinaire reconnu compétent en apiculture et/ou un TSA (Technicien Sanitaire Apicole) peut être effectuée dans le(s) rucher(s). Elle est réalisée à la demande de l’apiculteur et financée par l’État dans la limite d’une visite par an et par apiculteur. Les frais d’analyses de laboratoire restent, eux, à la charge de l’apiculteur.

En plus du recensement des facteurs d’affaiblissement ou de mortalité observés lors de ces visites, des comptages de Varroa destructor seront utilement réalisés (dans la mesure du possible) afin de préciser la pression parasitaire présente sur le territoire régional.

L’apiculteur sera informé de l’avancée de son dossier en relation avec les services instructeurs. À l’issue de la procédure, un retour sur l’évènement de santé touchant ses colonies lui sera adressé.

Les données recueillies feront l’objet d’une analyse collective par l’OMAA. Une synthèse anonymée des déclarations et investigations sera présentée chaque année aux organisations sanitaires apicoles impliquées, dans le respect de la confidentialité des données individuelles.

Vous êtes donc invité(e)s à participer activement à ce dispositif, destiné à vous aider à expliquer les troubles qui touchent vos colonies, mais aussi, à partir de vos constatations de terrain, à améliorer les connaissances sur les différents facteurs qui impactent actuellement l’état de santé du cheptel apicole français.


Direction régionale de l’agriculture de l’alimentation et de la forêt
Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation

[1]                Danger sanitaire de première catégorie (l’acarien Tropilaelaps spp., le coléoptère Aethina tumida, Nosema apis [Nosémose], Paenibacillus larve [loque américaine])

 

 

 

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